samedi, 23 septembre 2017

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[URGENT]ATTENTAT Istanbul : au moins 28 morts après un attentat à l’aéroport Atatürk

Istanbul : au moins 28 morts après un attentat à l’aéroport Atatürk

Deux kamikazes se seraient fait exploser, mardi soir vers 21 h, à l’aéroport Atatürk d’Istanbul provoquant la mort d’au moins vingt-huit personnes. Une quarantaine de blessés seraient également répertoriés dans un premier bilan.

figarofr: L'aéroport Atatürk d'Istanbul.© OSMAN ORSAL/REUTERS L’aéroport Atatürk d’Istanbul. Des kamikazes se sont fait exploser mardi soir provoquant la mort d’au moins 28 personnes. Une soixantaine de blessés est également à déplorer.

Correspondante à Istanbul

Le terrorisme a de nouveau frappé Istanbul, et cette fois-ci en son cœur économique et touristique. Il est aux environs de 22 heures, ce mardi soir, quand deux explosions, accompagnées de coups de feu, retentissent au niveau des départs à l’aéroport d’Atatürk. Aussitôt, les réseaux sociaux s’empressent de relayer les images de l’horreur: morceaux de plafond pulvérisés au sol, passagers paniqués, défilé d’ambulances sur le parking où, habituellement, s’alignent les taxis jaunes, réquisitionnés dans l’urgence pour évacuer les blessés. Très vite, ce que tout le monde redoutait est officiellement confirmé: il s’agit bien d’un attentat suicide. Selon une source officielle, «deux suspects se sont fait exploser à l’entrée du terminal international, avant de passer aux rayons X de la sécurité placée à l’entrée de l’aéroport». Toujours d’après cette même source, les kamikazes auraient fait détoner leurs explosifs après que des policiers les ayant repérés eurent tiré des coups de feu pour tenter de les «neutraliser». Certains témoins évoquent, pour leur part, des tirs de grenades. D’autres, des tirs de kalachnikovs.

Des scènes de panique

Les images qui ont défilé toute la soirée sur CNN Türk donnent un aperçu de la panique ambiante. On y voit de nombreux policiers en gilets pare-balles déployés devant l’aéroport, dans un concert de sirènes stridentes. À la hâte, ils établissent un périmètre de sécurité, tandis que les équipes médicales se relaient. D’après un premier bilan qui risque d’augmenter, le gouverneur d’Istanbul évoque 28 morts. Le ministre de la Justice, Bekir Bozdag a, lui, brièvement expliqué qu’«un terroriste a commencé à tirer avec une kalachnikov, puis s’est fait exploser». La chaîne Haber Türk évoque une soixantaine de blessés acheminés dans les hôpitaux des environs. Sur Twitter, une vidéo amateur montre des dizaines de passagers plaqués au sol, le visage blême, à l’intérieur du terminal, tandis que des tirs retentissent au loin. Un voyageur cité sur Facebook décrit, quant à lui, de nombreuses personnes paniquées en train de courir dans le sens opposé des coups de feu. Certains d’entre eux se sont retranchés dans les boutiques de l’aérogare. Peu après l’explosion, Turkish Airlines a indiqué que les vols en partance de l’aéroport étaient temporairement suspendus. Certains vols ont été déroutés sur l’autre aéroport de la ville, Sabiha Gokcen, situé sur la rive asiatique. Un peu plus tard, les atterrissages ont été de nouveau autorisés. En revanche, aucun décollage en fin de soirée, selon les témoins.

Une spirale infernale d’attentats

« S’ils avaient réussi à pénétrer dans le terminal, cela aurait été un vrai carnage » Un passager à l’aéroport

Contacté sur place, un passager raconte être sur le point d’être transféré dans un hôtel de la ville pour y passer la nuit. Tentant de se rassurer, il dit que «le pire a été évité». Réputé pour sa sécurité renforcée, l’aéroport d’Atatürk, situé sur la partie européenne de la ville d’Istanbul, possède en effet deux dispositifs de contrôle: le premier, dès l’entrée (où les terroristes se sont fait exploser) ; le deuxième, après la zone de contrôle des passeports. «S’ils avaient réussi à pénétrer dans le terminal, cela aurait été un vrai carnage», dit-il.

Depuis un an, la Turquie est embarquée dans une spirale infernale d’attentats, tantôt imputés à l’organisation de l’État islamique, tantôt aux rebelles kurdes du PKK, qui sont en guerre contre l’armée dans le sud-est du pays. Pour l’heure, aucune revendication n’a été prononcée. Interrogé par CNN Türk, Abdullah Agar, un spécialiste des questions sécuritaires dit privilégier la thèse d’un attentat djihadiste. «Cela ressemble beaucoup à leurs méthodes», avance-t-il en référence aux récentes attaques survenues à l’aéroport et dans le métro de Bruxelles.

En janvier 2016, la ville d’Istanbul avait été endeuillée en son cœur historique, quand un kamikaze avait fait détoner sa ceinture d’explosif dans le quartier historique de Sultanahmet. En mars, c’est la fameuse avenue Istiklal, l’artère la plus fréquentée de la ville qui, à son tour, avait été rattrapée par le terrorisme. Non revendiqués, ces deux attentats portent néanmoins, selon les autorités turques, l’empreinte de Daech. En décembre, l’autre aéroport d’Istanbul, Sabiha Gokcen, avait également été touché par un attentat qui avait fait un mort, un employé. En visant cette fois-ci l’aéroport d’Atatürk, les kamikazes ont frappé fort: ils s’attaquent à un des lieux de transit international les plus prisés au monde. Istanbul est en effet un des «hubs» très connus des voyageurs étrangers. Coïncidence du calendrier, cet attentat survient au lendemain d’une série de gestes d’ouverture d’Ankara en direction d’Israël et de la Russie, avec qui la Turquie entretenait des relations diplomatiques houleuses.


SOURCE : MSN.COM